Stabat Mater 

Daisy Mottier Beltrami est non seulement témoin de la douleur d’une femme, elle l’exprime de manière profonde, comme une contemplation vers un espace immense ou le temps est vaste et infini. Nous sommes en présence de la souffrance exprimée. Ses tableaux expriment des sentiments et une attitude qui transcendent, ?travers une certaine sérénit? la réalit?d’une douleur contenue.

C’est la grâce... une grâce qui se rapproche du fatalisme, comme la marque d’une foi inconsciente.

Après la visite de l’ange, Marie savait très bien que l’enfant ?venir apportait ?parts égales une promesse d’éternit?et de douleur. A-t-on déj?vu une image de la vierge détendue ? Ce que nous voyons sur son visage reflète  une sérénit?proche de l’indifférence, comme si pour elle la mort n’était plus un mystère mais un état de grâce.

Daisy Mottier Beltrami a réalis?ce qu’était le lien entre l’amour et la mort. Au plus profond de son âme, elle connaît le chemin ?parcourir. Elle va et vient avec force ?la recherche d’un équilibre et donne des valeurs égales ?ces deux mondes. Sa conviction nous apprend que c’est dans le monde de la création que se trouve l’issue.

L’émotion qu’apportent ses tableaux est créée par la tension extrême et la fatigue qui oublie la douleur pour ouvrir un espace entre le sacrifice et le deuil.

Exprimer la grâce... O? pourrait-on la trouver ailleurs ? 

Luis Lanari, Peintre et Graphiste   

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oct. 2008